La réunion qui a suivi la soirée, il faut bien l’avouer, a ressemblé à un bal costumé version Pripyat-mais-non-rien-n’est-irradié : tous des morts-vivants, dopés à la fatigue et finalement, une réunion qui restera dans les annales de la réunion comme un moment où la patronne n’a pas gueulé. Elle a dormi. Il faut dire, le cadre n’y était pas, ce n’était pas notre bar, pas notre jour… Bon, trêve de plaisanterie, nous étions tous au rendez-vous mercredi 27 pour achever les discussions sur le numéro 3 et entamer celles, houleuses, sur les prochaines numéros. Non, ami, pas uniquement le 4. Le 4, il est déjà bouclé, pressé et attend sagement dans un entrepôt glauque quelque part dans Nancy – on sait tous qu’il n’existe pas d’entrepôt glauque à Metz, voyons ! – que vous vous rendiez fous d’impatience. Les débats endiablés eurent pour sujet tous les autres ! Finalement, cela s’est surtout résumé à rédiger des stratégies digne de la CIA pour abuser sexuellement de vos neurones, mais avouez, Sata, c’est un peu pour ça que vous l’aimez, non ?
Tout le monde à son poste, la rédac’ chef a tapé du poing, certains ont gémi de plaisir (Pierre et Luc), d’autre de peur (Benjamin et Luc) les derniers se sont rembrunis (Thomas) et Laurent Weng a disparu comme il sait si bien le faire, emportant Clic-Clac sous son bras. Bref, toute la rédaction est au taquet et vous affirme avec volonté – et sans trémolos dans la voix – le numéro 3, c’est le 9 février, et il va déchirer.
Clément H.